It's Probably me

Fan fic Ourania
Une rencontre qui changera le cours de l'eternel conflit opposant les machines aux hommes... deux personnes venant de deux mondes si distincts qu'elles n'auraient jamais dû penser finir un jour leur vie ensemble; et pourtant, comme bien souvent, ce sont leurs différences qui vont les réunir. Une histoire d'amitié comme seuls les conflits peuvent en créer, aussi profonde que vraie, aussi pleine d'espoir que d'invraisemblance... voici le parcours d'Ouranos et d'Ourania...


EPISODE 1, par Ourania

Ma vie... ma vie... je suis sans doute bien trop jeune pour me lancer dans une nouvelle introspection, pourtant les évènements me poussent souvent à croire que si je ne m'applique pas à expliquer qui je suis rééllement, la postérité ne gardera comme souvenir de moi qu'un vague matricule et l'idée que mon enrôlement au sein de l'armée n'aura été qu'un caprice de plus...
Cela a été tout sauf cela, pour Neo, pour Trinity... il n'a jamais été question que de foi. Cette petite partie de moi persuadée qu'il y a quelquechose de tellement plus grand, de tellement plus beau qu'une simple vie menée sans jamais aucune question de posée.
Parce qu'il est toujours question de profiter de ce que l'on a lorsqu'on est zionnite... mais jamais de tenter de comprendre pourquoi nous nous devons d'agir de la sorte. Alors que depuis notre plus tendre enfance, si l'on tombe dans une famille un tant soit peu croyante, nous sommes bercés par des récits prophétiques véhiculés par quelques prophètes charismatiques, portant sur les sauveurs, les messies à même de mettre fin à une existence faite d'incertitudes, de privations, une existence tellement lointaine de l'illusion crée par la Matrice et qui pourtant pourrait sembler moins réélle encore qu'elle.
Pour ma part... je n'ai jamais voulu échapper à ces récits, parce qu'ils me permettaient de m'évader, parce que justement, ils étaient la porte ouverte vers cet autre monde où toutes les questions pouvaient être posées... parce qu'ils étaient l'idée improbable qu'un jour nous pourrions rejoindre la surface pour nous construire une vie où les erreurs commises par nos ancêtres seraient corrigées, remplacées par ce que chaque leçon apprise dans la douleur a pu nous apporter.
Oui en définitive, j'ai toujours été une grande romantique...
Alors comment aurais-je pu réagir lorsque le sauveur est sorti de son conte de fée pour devenir un homme de chair et d'os, planté là devant mes yeux? Comme toute bonne romantique, en l'idéalisant... en idéalisant ses gestes, ses décisions, ses petites histoires; pour en faire un preu chevalier venu nous délivrer d'un enfer que nous nous sommes crées.
Mon avantage sur les autres midinettes de la cité, a sans doute été ma relation privilégiée avec Trinity... elle m'a permi de connaitre de manière un peu plus censée l'homme qui partageait sa vie et qu'elle gardait jalousement de toute autre forme de contact féminin. Son Neo... et je dis bien "son". Evidemment, elle se doutait que j'avais le béguin pour lui, comme toutes les autres... comment est-ce que cela aurait pu être autrement? Il avait tout pour lui. Mais elle ne me l'a jamais reproché, sachant très bien que l'une des qualités que je partageais avec lui étaient la fidelité, en amitié, comme en amour.
Et puis même si j'avais voulu tenter la moindre approche aussi ridicule soit-elle, cela n'aurait servi qu'à l'aider à réaliser combien il était fou d'elle... parce qu'il l'était, Seigneur... quand j'y repense aujourd'hui ça me fait toujours quelquechose... toutes ces petites choses, ces détails qui peuvent sembler insignifiant, mais qui font toutes les grandes histoires d'amour au quotidien. La manière dont il la regardait, lorsqu'il lui prenait la main, ou la simple fascination qu'elle exercait sur lui lorsqu'il ne faisait que parler avec elle... elle qui quelques années plus tôt m'avait confié sa terreur de ne pas être aimée en retour par celui qu'elle était destinée à choisir...
J'aurais pu jalouser tout cela, mais... en bonne romantique, je l'admirais... et j'esperais connaitre un jour la même plénitude... pourtant, je n'ai jamais trouvé à Zion de quoi satisfaire mon idéal... toujours de très bon copains, de véritables frères rencontrés à l'Académie ou bien par le poste privilégié occupé par ma mère avant qu'elle ne se fasse remplacer par l'équipe de Lock.
Parmi ces amis si chers à mon coeur, biensur, Tank... avec qui j'ai passé les plus merveilleux moments, et qui, lors de ses premiers pas d'opérateurs m'a initié à la culture populaire de la matrice.. musicalement parlant, en me faisant parvenir quelques copies pirates de ses titres préférés... en me tenant au courant de potins virtuels dont aucun Zionnites ne soupçonnait l'existence... en fait j'avoue que c'est aussi une des raisons qui m'ont poussé à entrer dans l'armée en tant qu'opératrice... la découverte de cet autre monde; un ennemi fascinant.
Un monde auquel Ghost m'a interessé de la même manière en me communiquant la culture des anciens au travers de Kant, Descartes, Platon.. ce dernier nous amenant toujours à débuter quelques débats houleux concernant notre propre sort enfermés dans notre petite grotte sans jamais pouvoir accéder au soleil, souvenir de sa République on ne peut plus évocatrice...
Un monde duquel m'a protégé Dozer, avec ardeur, beaucoup moins enthousiasmé que son frère et moi à l'idée de s'imprégner d'une existence qui, illusoire, était également à même de nous éloigner des valeurs regagnées après toutes les épreuves endurées... pourtant, ma fascination aidant, j'ai toujours plus ou moins écouté ses mises en gardes, préférant trainer avec Tank, Sparks, A-K, Link et les autres... les écouter raconter les diverses aventures dont ils ont été témoins, les voir messagers, et détenteurs de faits qui allaient marquer une Histoire en constante evolution.
Tout cela renforçant mon désir, forgeant ma décision... jusqu'au jour où mon chemin à croisé celui de l'ami le plus cher que je puisses compter parmi tout ceux là, autant certains puissent-ils me manquer... tellement... mais lui, a toujours été là pour m'aider à passer les caps les plus difficiles, et aujourd'hui plus que jamais.
Ouranos... et oui, l'enfant terrible.
C'est étrange, comme... dès que je prononce son nom une foule de souvenirs plus incroyables les uns que les autres me reviennent en tête... parce que lui et moi nous avons crée notre 3e monde, sincèrement... ça peut paraitre invraisemblable et même apporter un peu de confusion étant donné que nous devons déjà voguer entre diverses réalités, mais... lui et moi, nous nous sommes crées un refuge plutôt bizarre, et inaccessible pour beaucoup de personnes, fait de codes plus complexes que ceux de la Matrice et résolument débiles. Mais bon... comment vouloir s'excuser de quelquechose qui nous tient à coeur? Alors on se tient à l'écart lorsqu'il nous arrive de passer pour des fous... et on rigole ensemble.
Comme ce jour où... nous venions de recevoir l'attribution du Gaia, et pour fêter ça, nous sommes descendus au bar des officiers... vous savez, ce bar où l'on passe de la musique illégalement importé de la Matrice; et nous avons entamé une espèce de karaoké pas net de Bohemian Rhapsody pendant presque deux heures. Je ne vous cache pas que l'alcool avait ajouté à notre désir de faire entendre nos voix, mais deux heures... enfin je crois qu'on a dû enchainer quelques variations, mais le seul réél souvenir que j'ai en dehors de Bohemian et des soldats médusés qu'on ai pu laisser le commandement d'un vaisseau à deux malades comme nous; c'est qu'on s'est retrouvés à vomir nos tripes au fond du temple dans la matinée.
- Est-ce que tu te rends compte de l'embarras que tu nous cause Ourania? Ton père et moi avons tout fait pour que tu obtiennes le poste que tu désirais et en remerciements, toi et ton capitaine vous faites remarquer dans toute la cité comme deux ivrognes?
Ca, c'est ma mère... et c'est aussi la soufflée que je me suis prise en rentrant chez moi; soit environ 8 jours avant notre supposé embarquement; et je dis bien supposé parce qu'à cet instant; tout reposait entre ses mains. Oui... même si Lock l'avait remercié à son arrivée, pour des raisons purement administratives soit disant... moi je pense plutôt qu'il avait peur de ne pas se faire respecter de Lieutnenant ayant plus d'experience que lui, mais c'est encore un autre probleme, donc... même si elle n'était plus à proprement parler le 1er Lieutenant du commandant de l'armée de Zion (un titre aussi ronflant, j'avoue que je m'en passerais...), il lui restait suffisament d'influence pour faire de mon destin une simple carte dont elle serait la détentrice... evidemment je le savais...
- Maman... je t'assures que c'est pas du tout ce que tu penses.
Oui, mes yeux exhorbités, mon haleine et ma démarche allaient parfaitement dans ce sens... pourtant, je me suis embarquée dans je ne sais quel discours inspiré par ceux de Morpheus, et allez savoir pourquoi, elle a été convaincue... enfin disons qu'elle m'a accordé un sursis d'une dizaine de minutes... non je vois peut-être grand, je dirais plutôt trois minutes, maximum... en même temps c'est ma mere, et... c'est un soldat.
- ... Tu penses sincèrement que ce qui s'est passé peut interférer avec ma foi? Tu penses que ce type d'erreurs signifient que je ne suis pas à même de remplir mon devoir, et de conserver l'envie de servir notre cause et notre avenir à tous? Non maman, rien de ce que je fais ne m'enlevera ça, jamais; parce que c'est en moi. Et rien n'a d'importance, sinon ce que je suis capable de vouloir... et tu sais de qui je tiens ça? De l'homme qui est mort pour tous vous sauver... et cet homme là n'a jamais fait qu'agir en homme; et c'était pourtant le plus sage d'entre nous.
Elle ne m'a jamais dit ce qu'elle avait rééllement pensé de cette petite improvisation, mais j'imagine que sa réponse parle pour elle. Parce qu'elle a carrément changé de sujet, oui madame!! Pour quelle raison? Mais parce qu'elle était à cours d'arguments bien entendu...
- Je t'assures que je ne supportes pas ce que tu es devenue depuis que tu t'es amourachée de cet Ouranos... un Podborn... j'aurais dû savoir qu'à force de vouloir scruter la matrice tu allais nous ramener un de ses plus purs produits.
Et à mon tour de rire, son amalgame à propos de ma relation avec Nonos me faisant retrouver la lucidité que j'avais abandonné à Freddie Mercury de longues heures auparavant... ok même si j'ai dû trouver une chaise pour empêcher la pièce de tourner... je peux pas dire que ce détail ai joué pour moi...
- "Amouraché"? Mais qu'est-ce que tu crois maman? Il ne se passe rien entre lui et moi, il ne se passera jamais rien... c'est comme un frère. Un frère abruti certes, mais un frère tout de même.
- Quel genre de frère pourrait t'entrainer avec lui dans des bars pour te saouler et risquer de gâcher ta réputation et celle de ta famille?
- Je viens de te le dire, un frère abruti.
Je ne sais pas si elle avait peur de l'influence qu'il avait pu avoir sur moi, mais je sais que tout ce que je ramenais de savoir et de nouveauté de la matrice l'excédait, et c'était souvent par ses bons soins à lui que je découvrais la face cachée de ce monde qui n'en était pas un aux yeux de ma pauvre mère...
- Et encore des sarcasmes... Oura, il va falloir que ça change; sinon je me verrais dans l'obligation de questionner tes convictions pour de bon.
- D'accord... questionne.
Et voila comment pour la premiere fois de la vie, je me suis permise de braver le haut commandement parental en claquant la porte derrière moi, sans trop savoir où aller, ni comment... ni même si les rêves que j'étais sur le point de réaliser n'étaient pas partis en fumée avec mon inconscience... c'était pourtant le début de mon émancipation, et de ma réélle mission.

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